Notre constat
Quatre ans à accompagner le changement en collectivité ont forgé deux convictions qui tiennent encore aujourd'hui.
La première : les sciences sociales et cognitives sont pertinentes pour aborder les enjeux de résilience, d'adaptation et de transition. Elles éclairent les dimensions humaines, collectives et culturelles du changement, celles qu'un plan d'action laisse souvent de côté.
La seconde, tout aussi importante : elles ne doivent pas être limitées à la sphère des incitations comportementales individuelles.
Nous souhaitons développer une approche plus systémique de l'accompagnement au changement : créer les conditions de la mobilisation, faire en sorte que les acteurs se sentent concernés, puis tirer le fil, soutenir les initiatives qui émergent, faciliter la coopération entre des acteurs qui ne se parlent pas.
Les apports des sciences sociales et cognitives sur les représentations sociales, l'engagement, la motivation, la distance psychologique, la dissonance cognitive sont des clés de compréhension pour agir avec les gens plutôt que sur eux.
Ce en quoi nous croyons
La posture, en neuf convictions.
- 01
Le changement ne se décrète pas.
Il se prépare, se travaille, se cultive dans la durée. Pas dans un plan d'action qu'on impose.
- 02
On ne lève pas des freins isolés, on transforme des pratiques et des postures.
Une lecture en freins et leviers isole des variables. Une lecture systémique regarde comment tout se tient, et agit sur un point d'entrée accessible, en tirant le fil sans le casser. Nous en avons aujourd'hui la preuve à grande échelle : les dispositifs de sensibilisation individuelle, même les plus rigoureusement conçus, changent rarement un comportement réel. Ce qui fonctionne se joue ailleurs, dans les structures, les organisations et les récits qui rendent une pratique possible ou impossible.
- 03
Les émotions ne sont pas un bruit à éliminer du débat.
La peur, le doute, le deuil d'un modèle qu'on abandonne font partie du chemin, autant que l'envie et la fierté. Les ignorer coupe les gens du sujet. Leur imposer un récit positif de force aussi. Ce ne sont pas des troubles individuels à soigner par du coaching : ce sont des objets politiques et collectifs.
- 04
Personne ne change seul, et personne n'est seul responsable.
Sur-responsabiliser les individus masque les causes organisationnelles et systémiques. La transition est une affaire collective, ou elle n'est pas.
- 05
On part de ce qui existe, pas de ce qui manque.
Le patrimoine, la mémoire, les engagements déjà là, un métier, une fête, un lieu auquel on tient, sont les meilleurs points d'appui pour changer, bien avant les injonctions nouvelles. Un territoire, une organisation, un collectif qui se raconte a plus de force pour se transformer qu'un territoire à qui l'on impose de changer.
- 06
Comprendre avant de résoudre.
Une organisation qui n'autorise pas le doute n'autorisera jamais le changement : le droit de ne pas savoir, le temps de comprendre un problème avant d'y répondre, sont des conditions de la transformation, pas un retard à rattraper. Contre-intuitivement, c'est ce qui fait gagner du temps à la fin.
- 07
Nous ne venons pas rendre acceptable une décision déjà prise ailleurs.
Si la question posée est « comment faire passer ça » plutôt que « qu'est-ce qu'il faut vraiment faire », nous le disons, et nous proposons de reculer d'une étape. Les sciences sociales ont leur place le plus tôt possible dans une décision, pas seulement dans son habillage final.
- 08
Réussir, ce n'est pas qu'on ait encore besoin de nous la fois suivante.
Nous formons, nous outillons, nous transmettons une méthode plutôt qu'une dépendance. Le signe d'une mission réussie, c'est un collectif capable de continuer sans nous. Ce qui compte ne se compte pas toujours, mais ça se raconte : nous prenons le temps de documenter et de capitaliser ce qui se transforme, au-delà des seuls chiffres.
- 09
Les petites et moyennes collectivités méritent le même accompagnement que les métropoles.
Pas une version au rabais faute de moyens. Nous dimensionnons nos interventions à leurs moyens réels, en tenant compte de leurs contraintes et de leurs particularités, jamais à leurs dépens.
Coopérer, le vrai chantier
C'est le nœud de tout.
Aucune transition ne se joue sans la coopération réelle des acteurs concernés, et cette coopération ne va pas de soi. Elle ne se décrète pas plus que le changement lui-même. Elle suppose de l'interconnaissance, de la confiance, un tiers qui facilite sans piloter, des espaces de dialogue construits pour durer.
Notre rôle est là. Nous mettons des acteurs qui ne se parlent jamais en position de se comprendre, de se faire confiance et d'agir ensemble, plutôt que d'ajouter une action isolée de plus à une liste qui n'attend qu'elle.
Derrière Lanvenn, il y a Nolwenn
Les territoires littoraux sont aussi des terres de récits et de mémoire.
Mon parcours
Je suis docteure en psychologie sociale. Pendant huit ans, j'ai travaillé en recherche et développement sur des enjeux de transition : santé et qualité de vie au travail, transition écologique, numérique. Quatre de ces années se sont passées à la Métropole Européenne de Lille (2 800 agents, 1,2 million d'habitants), comme chargée de mission innovation publique, avec deux missions : acculturer en interne à l'approche par les sciences sociales et cognitives, et accompagner les directions opérationnelles sur les dimensions humaines de leurs projets de transition.
Mon ancrage
Je suis basée à Lorient, par attache familiale autant que par choix de cœur : un ancrage assumé plutôt qu'un hasard professionnel. Les territoires littoraux affrontent des enjeux spécifiques : la montée des eaux et l'adaptation qu'elle impose, la décarbonation des activités portuaires, halieutiques et touristiques, un rapport au risque à réinventer collectivement. Mais ce sont aussi des terres de récits et de mémoire, où les tempêtes et les submersions vécues peuvent devenir, une fois racontées, de puissants leviers de transformation plutôt que de simples menaces à subir.
Aujourd'hui, j'accompagne les collectivités, les entreprises et les collectifs citoyens qui veulent avancer autrement sur leurs transitions. En travaillant sur les représentations, les récits et la coopération entre acteurs, pas seulement sur des plans d'action.
Discutons de votre projet.
Un projet de transition qui patine, une équipe qui n'y croit pas encore, un collectif qui veut être entendu ? Parlons-en.